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Affluent : Cours d’eau qui se jette dans un autre.

Alimentation en Eau Potable : Ensemble des équipements, des services et des actions qui permettent, en partant d’une eau brute, de produire une eau conforme aux normes de potabilité en vigueur, distribuée ensuite aux consommateurs.

Alluvions : Dépôts laissés par un cours d’eau. Les alluvions sont constitués de graviers, de sables et de boues.

Amphihalin : Poisson vivant alternativement en eau douce et en eau de mer.

Arasement : Mise à niveau

AREMIP : Association "Action Recherche Environnement en Midi-Pyrénées" (siège à Saint Gaudens)

Arrêté de biotope : Arrêté préfectoral pris après avis de la commission départementale des sites, il tend à favoriser sur tout ou partie du territoire d'un département la conservation des biotopes nécessaires à l'alimentation, à la reproduction, au repos ou à la survie des espèces animales et végétales à protéger. Les listes de ces espèces ont été fixées en application de divers arrêtés interministériels : à titre indicatif, on peut citer les poissons migrateurs, le brochet, l'écrevisse à pieds blancs et la loutre ainsi que les plantes rares nécessitant une protection. (Article R211-12 du code rural (loi du 10/07/76), décret 77-1295 du 25/11/77, arrêté ministériel du 08/12/88).

Assainissement : Mise en oeuvre de l’ensemble des techniques de collecte des eaux usées (réseau d’assainissement) et de leur traitement  (station d’épuration) avant rejet dans le milieu naturel. Le traitement et l’élimination des boues produites font partie de l’assainissement. L’assainissement peut être collectif ou non collectif (autonome).

Assainissement non collectif ou autonome : Système d’assainissement effectuant la collecte, le traitement, l’infiltration ou le rejet des eaux usées domestiques des habitations non raccordées au réseau public d’assainissement (art.1 de l’arrêté du 6 mai 1996).

Assainissement collectif : Système d’assainissement effectuant, en domaine public, la collecte, le prétraitement, l’épuration, l’infiltration ou le rejet des eaux usées domestiques des habitations raccordées au réseau public d’assainissement (art.1 de l’arrêté du 6 mai 1996).

Atterrissement : Dépôt de vase, sable, gravier ou cailloux, en bordure de berge ou dans le lit même du cours d’eau, créé par une diminution de la vitesse du courant.

Autoépuration : Elimination des polluants par oxygénation, dilution et par action de la lumière.

Autorisation administrative : Acte de police administrative qui autorise une activité ou un aménagement (prélèvement, rejet, travaux...) en fixant leurs conditions d’exercice ou de réalisation et permettant à l’administration une surveillance particulière de celle-ci.

Axes Bleus (axes migrateurs prioritaires du SDAGE) : Ces axes font l’objet d’études et de programmes d’intervention en vue d’équiper les obstacles, d’améliorer les conditions d’habitat des espèces migratrices, d’assurer le suivi et la gestion piscicole des stocks, d’informer et de sensibiliser l’ensemble des usagers, et d’fleche_up.gifadapter les objectifs et moyens de la police de la pêche pour permettre à ces espèces de se réimplanter et de se développer dans des conditions satisfaisantes.

Balsamine géanteBalsamine géante (Impatiens glandulifera = l. Roylei) : Originaire de l’Himalaya, cette plante à été introduite et cultivée chez nous à des fins ornementales. Sa superbe floraison pourpre, s’étageant de juillet à octobre étant certainement à l’origine de son succès. Cette plante annuelle de 1 à 2 mètres s’est actuellement répandue dans la nature et devient très envahissante. Sa dispersion s’opère par la projection des graines. Espèce d’ombre ou de demi-ombre, elle affectionne les stations à forte humidité. Ainsi, forêts rivulaires, fossés, berges en sont infestés, et les bancs de graviers et galets ne la rebutent pas. Si les foyers paraissent moins hauts, denses et compacts que ceux de la renouée du Japon, elle est néanmoins très envahissante et ses peuplements généralement très importants. A notre connaissance aucune étude complète n’a été entreprise à ce jour, en vue de combattre cette espèce. A noter qu’elle possède une consœur parmi notre flore indigène, il s’agit de l’impatiente ou balsamine des bois (impatiens noli tangere) qui, elle, ne cause aucun problème.

Bassin Hydrographique : Terme utilisé généralement pour désigner un grand bassin versant (exemple : bassin du Lot) ou un ensemble de grands bassins-versants (exemple : bassin Adour-Garonne).

Bassin Versant : Le bassin versant topographique est la surface d’alimentation d’un cours d’eau ou d’un lac. Le bassin versant réel se définit comme l’aire de collecte considérée à partir d’un exutoire, limitée par le contour à l’intérieur duquel se rassemblent les eaux précipitées qui s’écoulent en surface et en souterrain vers cette sortie.

Batardeau : Digue provisoire pour mettre à sec un endroit baigné par de l'eau et ou l'on peut exécuter des travaux.

Biotope : Aire géographique bien déterminée, aux caractéristiques morphologiques, physico-chimiques, climatiques, homogènes..., qui sert de support physique pour une faune et une flore adaptées.

Boues : Sous-produits de traitements d’assainissement composés de résidus de bactéries et de minéraux

Bryophytes aquatiques : Mousses végétales aquatiques. Elles ont la propriété d’accumuler les métaux et de garder en mémoire le passage des pollutions.

Buddleja de DavidBuddleja de David (Buddleja davidii) : Plante ligneuse buissonnante originaire de Chine, le buddleja est abondamment planté dans les jardins, comme plant ornemental. Il se caractérise surtout par ses fleurs en longs panicules compactes de 20 à 50 cm, de couleur violette, de même que par ses rameaux écartés en tous sens et ses longues feuilles lancéolées, blanches tomenteuses dessous. Cultivé au départ, le buddléja est actuellement subspontané. Des sols bruts et squelettiques à granulométrie grossière lui suffisent, et son installation dans les rocailles et des décombres lui prête un caractère xérothermophile. Le pouvoir de propagation du buddleja semble important et on peut observer son implantation à grande échelle sur les berges ouvertes, peu végétalisées et à substrat brut. Son comportement présente les caractéristiques d’une plante pionnière. Même si ses inflorescences très nectarifères sont réputées pour l’attrait qu’elles exercent sur les papillons diurnes, cette plante est à ajouter à la longue liste des végétaux indésirables, qui envahissent les formations végétales riveraines typiques.

fleche_up.gifCollectivités publiques : on distingue sous ce terme l’Etat, les collectivités territoriales et les établissements publics.

Confluence : Lieu de rencontre de 2 cours d’eau.

Contrats d’Agglomération : Les Contrats d’agglomération concernent la réalisation d’équipements pour l’assainissement (stations d’épuration et réseaux d’assainissement) et pour l’eau potable. Ils sont financés par l’Agence de l’eau et les collectivités, selon un échéancier de travaux de 4 ou 5 ans, pour améliorer les performances de leurs infrastructures d’assainissement.
La quasi-totalité des communes urbaines et des grands syndicats de bassin ont signé, et pour certains déjà renouvelé, ces engagements pluriannuels contractuels. Ces Contrats leur permettent de satisfaire aux exigences de la directive européenne Eaux Usées. Environ 85 % des crédits urbains réservés à l’assainissement dans le VII° Programme d’intervention des Agences sont gagés par ces engagements.
Le Contrat d’agglomération précise la nature et le calendrier des travaux mais précise également l’obligation d’adopter un schéma directeur préalable. Une campagne de mesures permettant d’évaluer l’impact des investissements réalisés fait également partie des obligations du Contrat. Enfin, lorsqu’il s’agit de centres urbanisés, une opération de récupération et de traitement des déchets toxiques diffus est, en règle générale, associée au Contrat dont l’objectif principal demeure l’assainissement.

Contrats de Terroir (ou de Pays) : Procédures portées généralement par les Régions et les Départements qui visent au développement économique durable sur un secteur qui ne correspond pas forcément à une entité hydrographique : il peut être mené dans le cadre de ces outils des enquêtes de perception sur les paysages.

Cours d’eau de 1ère catégorie piscicole : Cette catégorie concerne les cours d’eau "principalement peuplés de truites ainsi que ceux où il paraît désirable d’assurer une protection spéciale des poissons de cette espèce" (notamment les zones où est constatée une reproduction naturelle des salmonidés).

Cours d’eau de 2ème catégorie piscicole : Cette catégorie concerne "tous les autres cours d’eau, canaux et plans d’eau".

Cours d’eau domaniaux : Ils font partie avec les lacs domaniaux, du Domaine Public Fluvial (DPF). On distingue :
Les cours d’eau domaniaux inscrits à la nomenclature des voies navigables ;
Les cours d’eau domaniaux rayés de la nomenclature des voies navigables, mais maintenus dans le DPF ;
Les cours d’eau domaniaux concédés par l’Etat à des collectivités territoriales.

Cours d’eau non domaniaux : Par opposition aux Cours d'eau domaniaux qui font partie du Domaine Public Fluvial (DPF), les cours d'eau non domaniaux appartiennent aux propriétaires riverains (communes ou privés).

fleche_up.gifDébit : Volume d’eau qui traverse une section transversale d’un cours d’eau par unité de temps (m3/s).

Débardage : mise en dépôt du bois abattu.

Débit réservé : débit minimal éventuellement augmenté des prélèvements autorisés sur le tronçon influencé.

Déclaration administrative : Procédure de police obligeant les particuliers désireux de mettre en place des installations, ouvrages, travaux et activités ayant une incidence sur les eaux et les milieux aquatiques, à les déclarer à partir d’un certain niveau fixé par décret (seuils de prélèvement ou de rejet, dimension des enclos piscicoles, longueur de cours d’eau à draguer ou rectifier...). Au-delà d’un autre niveau, supérieur, ces activités doivent faire l’objet d’un acte d’autorisation.

Démontage : découpage sur pied d’un arbre.

Desman : Mammifère vivant près des cours d’eau des Pyrénées et de Russie, se nourrissant d’œufs de poissons.

Dévalaison : Action pour un poisson migrateur de descendre un cours d’eau pour retourner dans un lieu nécessaire à son développement (lieu de reproduction ou de croissance).

DIG : Au delà de l’autorisation simple de passage émanent du propriétaire, il existe un dispositif spécifique appelé Déclaration d’Intérêt Général qui permet aux Collectivités de réaliser des travaux pour les cours d’eau non domaniaux en se substituant aux propriétaires : "Les Départements, les Communes ainsi que les groupements de ces Collectivités et les syndicats mixtes peuvent prescrire ou exécuter les travaux (…) lorsqu’ils représentent (…) du point de vue de l’aménagement des eaux un caractère d’intérêt général ou d’urgence". (Article 31 de la Loi n°92-3 du 3/01/1992 codifié dans l’article L. 151-36 du Code Rural).

DUP (Déclaration d’Utilité Publique) : Acte administratif reconnaissant le caractère d’utilité publique ou pour son compte, après avoir recueilli l’avis de la population à l’issue d’une enquête publique. Cet acte est en particulier la condition préalable à une expropriation (pour cause d’utilité publique) qui serait rendue nécessaire pour la poursuite de l’opération.

Dynamique fluviale : Fonctionnement morphologique d’un cours d’eau : évolution du lit sous l’effet du transport liquide (déplacement de l’eau dans le sens amont-aval et dans le sens transversal) et du transport solide (déplacement et dépôt des matériaux).

fleche_up.gifEaux usées domestiques : Eaux composées des eaux de vanne en provenance des WC et des eaux ménagères en provenance des cuisines, des salles de bains et douches et des machines à laver.

Eclusée : Volume d’eau lâchée à partir d’un ouvrage hydraulique (ouverture d’une porte d’écluse, turbinage d’eau stockée dans un barrage réservoir...) et se traduisant par des variations de débits brusques et artificielles.

Ecosystème aquatique : Ensemble relativement homogène de la communauté vivante (animaux, plantes, bactéries...) et de l’environnement physico-chimique, à dominante aquatique, dans laquelle elle vit en équilibre (lac, marais, cours d’eau...).

Elagage : Terme générique désignant diverses opérations de taille. En bordure de cours d’eau, on pratique surtout l’élagage des branches basses, soit au ras du tronc, soit à l’aisselle d’une branche.

Embâcle : Bouchon créé par des troncs et branchages dérivants qui se bloquent à un moment sur des branches basses, des arbres couchés en travers du cours d’eau ou qui se déposent sur un atterrissement.

Epandage des boues : Opération consistant  à répandre les boues produites par l’activité humaine (boues d’épuration, de curage...) à la surface du sol, en vue de leur  dégradation biologique par les micro-organismes du sol et/ou son utilisation par la flore ou la culture présente sur ce sol (valorisation agricole).

Epuration : Ensemble de procédés de traitement des eaux usées permettant d’obtenir des eaux conformes aux objectifs de réduction de pollution.

Equivalent-Habitant : Quantité moyenne de pollution produite par jour et par personne. 1 EH correspond à 57 g de matières organiques, 90 g de matières en suspension, 4 g de phosphore, 15 g d’azote.

Erosion : Arrachement des particules du fond et des berges sous l’effet de la force du courant.

Etiage : Période où les eaux sont basses.

Euprocte : Amphibien Urodèle de la famille des salamandridés ; c’est le Triton propre aux Pyrénées et la Corse.

fleche_up.gifFaciès : Section caractérisée par une profondeur, une vitesse et une direction du courant particulière (les sections de rapides ou de fosses sont des faciès d’écoulement).

Façonnage : action de couper du bois déjà abattu.

Faune : Ensemble des espèces animales présentes dans une région déterminée.

FEOGA : Fonds Européens d’Orientation et de Garantie Agricole.

Fertilisant : Agent permettant de rendre plus fertile la terre. Exemple de fertilisant : le Phosphore.

Flore : Ensemble des espèces végétales poussant dans une région déterminée.

Frayère : Zone de reproduction des poissons.

fleche_up.gifGave : Terme générique sous lequel on désigne, dans le Béarn et la Bigorre, les torrents issus des Pyrénées Centrales.

Géotextile : Matériau non tissé en fibres artificielles ou naturelles (coco) utilisé pour maintenir les berges et favoriser la revégétalisation.

Habitat : Lieu de vie pour les végétaux et les animaux.

Halieutique : Qualifie toutes les activités relevant de la pêche sous toutes ses formes, professionnelles ou de loisirs, en eau douce ou marine.

Hydraulique : Etude des écoulements ; se traduit par des données sur les vitesses du courant, les hauteurs d’eau en un point donné, à un instant donné.

Hydrologie : Etude des apports d’eau ; se traduit par des données sur les débits.

IBGN (Indice Biologique Global Normalisé) : Note de 0 à 20 attribuée au niveau d’une station de mesure après étude du peuplement d’invertébrés aquatiques. La valeur de cet indice dépend à la fois de la qualité du milieu physique (structure du fond, état des berges...) et de la qualité des eaux.

KEuros : 1 KiloEuro = 1000 Euros.

fleche_up.gifLit majeur : Secteur occupé par la rivière au moment des hautes eaux.

Lit mineur (lit permanent) : Partie du lit compris entre des berges franches ou bien marquées, dans laquelle l’intégralité de l’écoulement s’effectue la quasi-totalité du temps en dehors des périodes de très hautes eaux et de crues débordantes.

Marcotte : Branche, tige d’une plante, courbée au sol pour qu’elle y prenne racine. Lorsque les racines sont formées, la marcotte est séparée de la plante-mère et devient un nouvel individu.

Métamorphique : Roche modifiée physiquement et chimiquement sous l'effet d'actions d'origine interne.

Module : débit moyen annuel (moyenne de tous les débits journaliers de l’année en mètres cubes par seconde).

Montaison : Action de remonter un cours d’eau pour un poisson migrateur afin de rejoindre son lieu de reproduction ou de croissance.

Morphodynamique : Etude de l’évolution du lit sous l’effet du transport liquide (déplacement de l’eau dans le sens amont-aval et dans le sens transversal) et du transport solide (déplacement et dépôt des matériaux).

fleche_up.gifParc National : établissement public sous égide du Ministère de l’Environnement chargé de :

    Préserver la biodiversité, les paysages et sites,
    Accueillir le public pour qu'il profite de ce patrimoine en le respectant,
    Concilier protection de la nature et activités économiques,
    Contribuer au développement durable de son territoire.

Passe à poissons : Dispositif implanté sur un obstacle naturel ou artificiel (barrage) qui permet aux poissons migrateurs de franchir ces obstacles pour accéder à leurs zones de reproduction ou de croissance. On distingue des dispositifs de montaison et de dévalaison.

Pesticides : Substance ou produit chimique capable de s’opposer au développement d’éléments vivants nuisibles ou de les détruire.

Piémont (piedmont) : Au pied d’un édifice montagneux, plaine alluviale étalée en un glacis continu, de pente assez forte et qui est formée de cônes de déjections soudés les uns aux autres.

Plan de Prévention des Risques naturels prévisibles (PPR) : Document qui délimite les zones exposées aux risques (inondation, mouvement de terrain, avalanches, …) et définit des mesures de prévention, protection et sauvegarde des personnes et des biens vis-à-vis de l’impact néfaste des évènements exceptionnels.

Un PPR est prescrit par arrêté préfectoral après enquête publique et avis des conseils municipaux des communes concernées.
Il est annexé au POS et comprend :
- Une note de présentation indiquant le secteur géographique concerné, la nature des phénomènes naturels et leurs conséquences possibles ;
- Une ou plusieurs cartes ;
- Un règlement précisant les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde.

Des sanctions sont prévues en cas de non application des prescriptions du plan.

Pluvio-nival : Régime d’un cours d’eau caractérisé par la prédominance des pluies avec une influence marquée par la fonte des neiges.

PMPOA : En octobre 1993, les ministères chargés de l’Agriculture et de l’Environnement ont élaboré en concertation avec les organisations agricoles un Programme de Maîtrise des Pollutions d’Origine Agricole : le PMPOA.
En effet, face au constat d’une pollution d’origine agricole diffuse répartie dans la quasi-totalité des cours d’eau et dans la moitié des nappes phréatiques, il est apparu comme prioritaire de lutter contre cette pollution en mobilisant la profession agricole autour de ce programme.
Ainsi, depuis 1994, le PMPOA a été engagé et bénéficie d’un important soutien financier de la part de l’Etat, des Collectivités territoriales et des Agences de l’eau.
Le PMPOA a pour objectifs de protéger les milieux aquatiques et de conserver une agriculture dynamique.
Les principales pollutions des eaux d'origine agricole sont visées et tous les systèmes de production sont concernés : élevages et cultures.

Poisson migrateur : Poisson qui se déplace périodiquement entre sa zone de reproduction et ses zones de croissance (lieu de vie des juvéniles et des adultes). Certaines espèces vivent alternativement en eau douce et en eau de mer (poisson amphihalin).

Pollution diffuse : Pollution dont la ou les origines peuvent être généralement connues mais pour lesquelles il est impossible de repérer géographiquement un ou des points précis d’aboutissement dans les milieux aquatiques et les formations aquifères.

Pollution domestique : Pollution qui provient des rejets de l’homme dans son lieu de vie (douches, WC, cuisine...).

Prétraitement : Opérations visant à préparer le traitement et à protéger l’outil d’épuration (dégrillage, tamisage, dessablage, déshuilage...).

fleche_up.gifRecalibrage, reprofilage : remodelage du profil en travers d’une rivière en faisant des travaux de terrassement sur les 2 berges.

Recépage : Action de tailler un arbuste ou un jeune arbre à ras de terre, un an après la plantation, pour faire venir des pousses plus fortes. Par extension, couper des arbres à ras de terre pour obtenir des rejets de souche.

Renoncule aquatiqueRenoncule (Rannonculaceae) : Les feuilles des renoncules peuvent être submergées ou flottantes. Les pétales de fleurs sont blancs et possèdent souvent un onglet jaune. Ranunculus aquatilis L. ou renoncule aquatique : Cette  espèce peu commune peut mesurer de 0,1 à 0,3 m de long. Sa tige est robuste et ses feuilles flottantes longuement pétiolées, réniformes, orbiculaires, avec de 3 à 5 lobes plus ou moins profondément dentées. Les feuilles submergées capillaires forment des pinceaux. La floraison à lieu d’avril à juillet. Les fleurs mesurent de 15 à 20 mm de diamètre. Les pétales nectaires circulaires mesurent moins de 10 mm de long. Le pédoncule fructifère mesure moins de 5 cm et ne dépasse pas le pétiole de la feuille flottante opposée. Ranunculus aquatilis aime les eaux calmes ou très faiblement courantes. Elle pousse en eau souvent calcaire, mésotrophe à eutrophe, voire oligotrophe.

Renouée du Japon (Reynoutria Japonica = Polygonum cuspidatum) : C’est certainement l’espèce la plus inquiétante, de par sa vitesse de propagation et son comportement extrêmement agressif. Des tiges souterraines lui permettent, à partir d’un foyer naissant, de conquérir latéralement de grandes surfaces en quelques périodes de végétations. De plus, elle se propage également par un ensemencement abondant de ses graines, dont la capacité germinative est très forte. Très fréquente sur les cours d’eau, elle colonise également efficacement les remblais non végétalisés. Elle forme alors des massifs compacts, de deux à trois mètres de haut, duquel est exclue toute autre forme de végétation, même les ligneux de petite taille. La renouée du Japon est indésirable de par la concurrence qu’elle oppose aux essences rivulaires indigènes, et pour la banalisation dont elle menace la végétation rivulaire. S’ajoute à cela une absence d’intérêt dans la stabilisation des rives. A l’heure actuelle, aucune étude complète n’apporte de résultats, en vue de développer des méthodes de lutte efficace. L’utilisation d’herbicide pourrait être efficace ; cependant, l’emploi de substances toxiques au bord de l’eau est très dangereux.

Réseau de mesure : Ensemble de stations de mesure correspondant à une finalité particulière (mesure du débit, mesure de la qualité de l’eau...).

Réseau Natura 2000 : réseau cohérent d’espaces protégés en vue d’assurer le maintien de la biodiversité des habitats naturels et des espèces sauvages sur le territoire européen des Etats membres (Directive n°92/43 du Conseil des Communautés du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages, dite directive « Habitats » - JOCE 22 7 92).

Réseau séparatif : Système de collecte évacuant les eaux usées domestiques dans un réseau spécifique.

Réseau unitaire : Système de collecte évacuant les eaux pluviales et les eaux usées domestiques dans un même réseau.

Restaurer : Rétablir des conditions favorables pour le développement de la faune et de la flore.

Ripicole : Qui vit sur le bord des rivières.

Ripisylve : Formation végétale  qui se développent sur les bords des cours d’eau ou des plans d’eau situés dans la zone frontière entre l’eau et la terre, elles sont  constituées de peuplements particuliers du fait de la présence d’eau pendant des périodes plus ou moins longues (saules, aulnes, frênes en bordure, érables et ormes plus en hauteur, chênes pédonculés, charmes sur le haut des berges).

Rivulaire : Relatif à la rive (à la berge).

fleche_up.gifSaligues : Elles sont constituées de galets de granulométrie variable sans cesse remis en mouvement par les eaux et abritant une végétation qui se caractérise par une diversité et une instabilité des milieux. Les saligues permettent un étalement des crues qui contribue à leur écrêtement. En période d’étiage, elles constituent un excellent réservoir avec un pouvoir dénitrifiant.

Salmonidés : Famille de poissons osseux, marins et fluviaux, comprenant le saumon et la truite.

SDA (Schéma Directeur d’Assainissement) : Document opérationnel permettant de définir la politique d’assainissement de la commune.

Seuil : Haut-fond, naturel ou artificiel, entraînant une différence de niveau d’eau entre l’amont et l’aval.

Soutien d’étiage : Action d’augmenter le débit d’un cours d’eau en période d’étiage à partir d’un ouvrage hydraulique (barrage réservoir ou transfert par gravité ou par pompage...).

Substrat : Matériau constituant le lit du cours d’eau et servant de support aux organismes vivants.

STEP : station d’épuration des eaux usées.

Système aquifère : Ensemble de terrains aquifères constituant une unité hydrogéologique. Ses caractères hydrodynamique lui confèrent une quasi-indépendance hydraulique (non-propagation d’effets en dehors de ses limites). Il constitue donc à ce titre une entité pour la gestion de l’eau souterraine qu’il renferme.

fleche_up.gifTechnique douce de restauration : Technique qui consiste à un traitement manuel et sélectif de la végétation rivulaire (tronçonnage, débroussaillage...) ainsi qu’à l’utilisation de techniques végétales (fascinage, tressage...) de confortement des berges.

Transport solide : Sédiments et débris (en particulier les débris ligneux) transportés par un cours d’eau.

Unité hydrographique : Sous-bassin ou groupement de sous-bassins dont le contour peut être déterminé par le SDAGE. C’est l’unité de référence pour la délimitation des périmètres de SDAGE, s’appuyant sur des critères de cohérence hydrographiques (bassin versant).

Végétalisation : Recouvrement (naturel ou artificiel) d’une structure ou d’un site par la végétation.

ZNIEFF (Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique) : Inventaire national lancé en 1982 recense, pour les milieux terrestres et marins, des espèces naturelles dont l’intérêt repose soit sur l’équilibre et la richesse de l’écosystème, soit sur la présence d’espèces rares ou menacées. Une réactualisation a été engagée depuis 1995. Sans effet réglementaire, l’inventaire ZNIEFF est un élément de connaissance du milieu et d’aise à la décision, qui doit être pris en compte dans les programmes de développement, les procédures d’aménagement, les documents d’urbanisme et les études d’impact.

Zonage d’assainissement : Délimitation des territoires de la commune relevant de l’assainissement collectif, de l’assainissement non collectif et de zones dans lesquelles des mesures doivent être prises pour limiter l’imperméabilisation des sols et assurer la maîtrise du débit de l’écoulement des eaux pluviales et de ruissellement, ou de zones dans lesquelles il est nécessaire, dans certains cas de pollution, de prévoir des installations pour assurer la collecte, le stockage éventuel, le traitement des eaux pluviales et de ruissellement...

Zones humides : Terrains exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire. Ces zones, espaces de transition entre la terre et l’eau, présentent une forte potentialité biologique (faune et flore spécifique) et un rôle de régulation de l’écoulement et de protection ou de restauration de la qualité des eaux.

Zones inondables : Zones où peuvent s’étaler les débordements de crues dans le lit majeur.

Zones de Protection Spéciale : la directive européenne "Oiseaux" (directive n°79/409 du Conseil des Communautés européennes du 2 avril 1979) demande aux Etats de désigner comme Zone de Protection Spéciale les sites présentant un intérêt communautaire pour les oiseaux. Ces zones font en général parti de l’inventaire des Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux (ZICO) réalisé en 1992. L’objectif d’une ZPS est donc d’assurer la conservation de l’ensemble des habitats nécessaires à la survie et à la reproduction des oiseaux sauvages rares ou menacés ainsi que les zones de reproduction, de mue, d’hivernage et des zones de relais de migration pour l’ensemble des espèces migratrices.

Zones vertes : Ecosystèmes aquatiques et zones humides remarquables qui méritent une attention particulière et immédiate à l’échelle du bassin. (SDAGE Adour-Garonne 24 juin 1996).

 

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